Bonus: La vie dans l’Esprit par Claude avec les échos de Noël et de Shafique

Claude Ducarroz

Etre un humain, c’est déjà avoir affaire avec l’Esprit de Dieu. Si cet Esprit, selon la Genèse 1,2, planait sur les eaux primitives, à combien plus forte raison agit-il discrètement – mais efficacement – dans la vie des hommes et des femmes qui vivent « à son ombre ». La première révélation biblique a multiplié les promesses et les annonces « spirituelles » pour les hommes capables d’accueillir le Souffle dans leur cœur et dans leur vie. Tantôt l’Esprit accompagne les croyants d’Israël, et en particulier ceux qui sont chargés de mission au sein du peuple de Dieu (prêtres, prophètes, rois), tantôt ce même Esprit est promis à tous les humains, au-delà même des frontières d’Israël. C’est pourquoi on peut dire qu’il y eut toujours des « vies dans l’Esprit », que ce soit dans la lumière de la révélation biblique en acte, que ce soit dans l’obscurité des autres religions, malgré les défauts qui pouvaient les obérer.

En Ezéchiel 39,29, Dieu promet de répandre son Esprit sur la maison d’Israël, mais en Joël 3,1, ce sera « sur toute chair ».

L’Esprit en Jésus

Le grand vivant par l’Esprit et dans l’Esprit, selon notre foi, c’est Jésus de Nazareth, reconnu comme Fils de Dieu et notre Seigneur. Sa venue dans la chair s’est réalisée par l’œuvre du Saint-Esprit dans le corps et par la foi de la Vierge Marie, couverte de l’ombre du Souffle divin. (Cf. Luc 1,35).

Toute la mission de Jésus s’est déroulée dans la puissance de l’Esprit selon ce qu’il a exprimé lui-même dans la synagogue de Nazareth (Cf. Luc 4,17-21) en citant la promesse destinée au Messie (Cf. Isaïe 61,1-2). De ses débuts au désert en passant par ses œuvres de puissance – les guérisons, les pardons, les miracles -, tout est advenu par la force de sa Parole jointe au rayonnement de son Esprit. Le mystère pascal lui-même s’est déployé dans la vigueur de l’Esprit, celui qu’il voulut ensuite répandre sur l’Eglise à travers la communauté réunie dans la prière à Jérusalem. (Cf. Actes 2). Et comment comprendre un peu sa relation continuelle de communion au Père – son Abba -, sinon dans la lumière de l’Esprit ?

L’Esprit en Eglise

Le jour de la Pentecôte marque l’envoi de cette Eglise – et en particulier des apôtres – pour annoncer la Bonne Nouvelle jusqu’au bout du monde par la parole et par les actes. Depuis ce jour-là, l’Eglise est devenue le réceptacle de l’Esprit du Christ, comme le démontrent de nombreux épisodes du livre des Actes des Apôtres.[10]

Tout chrétien, à l’image du Christ prêtre, prophète et roi/serviteur, est donc un « spirituel », selon la parole de l’apôtre Paul : « Puisque l’Esprit est votre vie, que cet Esprit vous fasse aussi agir ». Galates 5,25. Les chrétiens, baptisés dans la communion trinitaire, sont donc « imbibés » par l’Esprit au niveau de leur être le plus profond. Ils ont reçu une onction « imprimante », un sceau qui leur permet de vivre une intense communion au Père à l’image de celle de Jésus, notamment par la prière et la contemplation, jusqu’aux expériences les plus mystiques. Plus prosaïquement, cet Esprit permet de mettre en œuvre ses dons dans toutes les circonstances de nos existences concrètes. Il suffit de méditer le chapitre 8 de l’épître aux Romains pour prendre conscience des dimensions de l’emprise de l’Esprit en celui qui veut bien l’inviter en lui.

Comment va se manifester la riche vitalité de l’Esprit-Saint dans la vie des chrétiens ? D’abord dans leur existence ordinaire en orientant leur destinée selon les « fruits de l’Esprit » tels qu’ils sont décrits à plusieurs reprises dans les lettres des apôtres. (Cf. Galates 5,22-23). Ces bons fruits rejoignent ce que le Seigneur avait recommandé lui-même, par exemple dans la liste des béatitudes.* (Cf. Matthieu 5,1-12). A relire ces « qualités chrétiennes », on peut mesurer combien elles sont favorables à l’homme et à l’humanité, capables de donner du bonheur – « heureux » ! – et de bâtir une vie commune en fraternité sans barrières et sans frontières.

Les nouveautés de l’Esprit

On doit aussi reconnaître que les énergies de l’Esprit sont prophétiques d’un ordre nouveau au coeur de l’homme et entre les hommes, de sorte que les vrais chrétiens apparaissent souvent « dérangeants » pour les autres, justement parce qu’ils mènent « une vie dans l’Esprit ». Aller jusqu’au bout de l’amour ne va pas sans remettre en question les fausses valeurs qui conduisent trop souvent le monde à sa perte. Les témoins du Christ savent qu’ils courent bien des risques en se laissant inspirer par son Esprit pour la pensée, le dire et surtout le faire. Ils deviennent souvent des martyrs, l’autre nom du témoin.

La vie dans l’Esprit confère le courage de persévérer dans la prière et de témoigner pour l’évangile à la face du monde. Elle se manifeste à l’intérieur de l’Eglise de multiples manières. Que seraient les communautés chrétiennes sans l’éclosion toute « spirituelle » de nombreux dons et charismes* qui irriguent la vie de l’Eglise et des Eglises ? L’Esprit Saint a l’art de correspondre aux besoins des communautés pour les aider à relever les défis de l’évangélisation au sein des circonstances dans lesquelles elles doivent vivre et témoigner. (Cf. I Corinthiens 12 et Ephésiens 4). Les services du passé – dont certains sont toujours d’actualité – ne doivent pas empêcher l’Eglise de créer ou de reconnaître de nouveaux ministères adaptés aux nécessités de notre temps.

C’est dire combien la « vie dans l’Esprit » est reconnaissable à de nombreuses vocations, missions et actions visant le bien commun de la communauté et favorisant le voyage de l’évangile à travers l’histoire. La vie des saints témoigne pour cette vitalité de l’Esprit entre les lignes et parfois dans les marges des évènements ordinaires. Mais ces éruptions « spirituelles » gagnent à être soumises au « discernement des esprits » par les responsables des communautés afin d’éviter les erreurs et les désordres toujours possibles, comme on le voit dans les communautés fondées par l’apôtre Paul, lui qui écrivait aux chrétiens de Thessalonique : « N’éteignez pas l’Esprit, … mais vérifiez tout. Ce qui est bon, retenez-le. » I Thessaloniciens 5,19 et 21. Un bon conseil, lui aussi très « spirituel ».

Ce ministère de discernement nous rappelle que, parmi les charismes les plus précieux et à côté de ceux qui laissent une large place à la spontanéité et à la liberté, se trouvent les grâces de l’autorité reconnue au service de la bonne « gestion » des dons reçus, toujours sous le primat de la charité, cette voie supérieure à toutes les autres (Cf. I Corinthiens 13). Le ministère apostolique, dans ce qu’il a de permanent, s’est concrétisé peu à peu dans des missions utiles et même nécessaires, elles aussi sous la garantie de l’Esprit. C’est pourquoi ces responsabilités sont conférées après discernement et formation, sous la prière de la communauté, par l’invocation de l’Esprit et l’imposition des mains des autres ministres. (Cf. I Timothée 4,14). De nombreuses Eglises reconnaissent l’œuvre de l’Esprit dans les ministères consacrés des épiscopes, presbytres et diacres,* selon des désignations déjà en vigueur dans le Nouveau Testament parmi les principaux collaborateurs des apôtres.

Les innombrables fruits de l’Esprit sur l’arbre de l’Eglise, toujours en renouveau de floraisons et de fécondités, témoignent pour la fidélité de cet Esprit qui inspire les uns, encourage les autres, donne à chacun ce dont il a besoin pour assurer la belle continuité de l’Evangile à la face de la terre. La vie dans l’Esprit, c’est comme un jardin bien irrigué qui donne toutes sortes de fruits en temps opportun, pour la joie savoureuse de celles et ceux qui se laissent mener par cet Esprit et surtout pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

La vie dans l’Esprit

Echo de Noël à Claude

En écho à la belle réflexion de Claude, quelques suggestions de la tradition patristique.

« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3,16) Affirmation énorme et mystérieuse qui a de quoi nous étonner. Le mystère, selon Augustin d’Hippone, n’est pas ce que l’on ne peut pas comprendre, mais ce que l’on n’a jamais fini de comprendre.[11] Si le baptisé peut vivre dans l’Esprit, c’est que l’Esprit vit en lui. Pour Irénée de Lyon, le Père crée et agit « par ses deux mains : le Fils et l’Esprit »[12].

« Par l’Esprit Saint, les prophètes ont prophétisé, les Pères ont eu la révélation, les justes ont été conduits dans la voie de la justice ; et à la fin des temps, l’Esprit a été répandu d’une manière nouvelle sur l’humanité, pour renouveler l’homme sur toute la terre, en vue de son union à Dieu. »[13]

Sondant les abîmes de la divinité, des Pères de l’Eglise suggèrent que l’Esprit est la part maternelle de Dieu, inspirés par le fait qu’en hébreu ruah – le souffle, l’esprit – est féminin. Le Paraclet est le Consolateur, l’amour répandu. Clément d’Alexandrie écrit avec audace :

« Dieu en lui-même est amour et par amour il s’est rendu visible pour nous. Par sa mystérieuse divinité, Dieu est Père. Mais la tendresse qu’il nous porte le fait devenir Mère. Le Père est devenu féminin en aimant. »[14]

A cause de cette philanthropie, de cette tendresse divine, et non d’abord à cause du péché de l’homme, « Dieu s’est abaissé vers l’homme jusqu’à éprouver ses sentiments, et à cause de lui aussi le Verbe de Dieu s’est fait homme »[15].

Les Pères discernent dans la présence originelle de l’Esprit soufflant sur les eaux et l’haleine de vie insufflée dans les narines d’Adam la solidarité profonde entre la Création et l’homme.

« La création tout entière est entourée du souffle de Dieu, et ce souffle qui l’entoure est entouré avec la création par la main de Dieu. Dieu a donné à la terre le souffle qui la nourrit. Son haleine donne vie à tout. Et s’il retenait son Souffle, tout s’anéantirait. Ce Souffle vibre dans ta voix. C’est le Souffle de Dieu que tu respires – et tu ne le connais pas. »[16]

L’essence de Dieu est inconnaissable, inabordable pour l’homme, mais elle se communique cependant dans ses énergies, dons de l’Esprit.

« L’Esprit est la Joie de Dieu se déversant sur la création pour assurer une orientation renouvelée de la création vers son Créateur, le dépassement de la séparation entre Dieu et la créature, et donc la réalisation plénière de celle-ci. La Joie de Dieu, concentrée dans le Saint-Esprit, se déverse grâce à lui dans nos âmes ; ainsi nous sommes introduits dans la Joie même de la Trinité. »[17]

Belle définition, l’Esprit joie de Dieu ! Riche réalité capable de combler nos vies ! Car « le vrai but de la vie chrétienne consiste en l’acquisition du Saint-Esprit de Dieu ».[18] Cela ne se fait pas mécaniquement, mais dans une synergie Dieu-homme. « Dieu besogne en nous par son Saint-Esprit », selon une jolie formule de Jean Calvin.[19]

« Le Verbe de Dieu a assumé la chair, afin que nous recevions l’Esprit Saint. Dieu s’est fait porteur de la chair afin que l’homme puisse devenir porteur de l’Esprit. »[20]

La part humaine consiste à « se purifier de la laideur du vice, revenir à la beauté de sa nature, restituer à l’image royale, par la pureté, sa forme primitive : A cette condition seulement on s’approche du Paraclet. »[21]

La joie naît de l’abandon confiant à Dieu : « Dieu crée de la joie dans tout ce qu’il touche. »[22] Irénée de Lyon ose un rapprochement avec la « sobre ivresse » de l’Eucharistie :

« Dieu forme le sang de la grappe et rend joyeux ceux qui le boivent. (…) Le Seigneur lui-même a donné le signe de la Vierge, l’Emmanuel, qui précisément rend joyeux ceux qui le boivent, c’est-à-dire ceux qui reçoivent son Esprit, joie éternelle. Car nous attendons de lui le rétablissement du Royaume. »[23]

Joie des apôtres au matin de Pentecôte, qui semblaient « remplis de vin doux » (Actes 2,13).

Nous sommes sensibles à l’intimité avec le Christ, vraiment l’un de nous. Comme Jean, nous aimons nous « appuyer tout contre son cœur » (Jean 13,25). Peut-être devrions-nous redécouvrir l’intimité avec l’Esprit. Ce n’est pas un être abstrait ni une simple relation. Il est le Paraclet, le Consolateur, l’Avocat, près de nous pour défendre, protéger, consoler, et aussi intercéder. L’Esprit nous porte vers le Fils et le Père ; il redessine la carte génétique entre les fils adoptifs et le Père ; d’orphelins, il fait des fils. Comme le Fils reçoit la vie de son Père, le croyant découvre que sa vie, il la reçoit d’un Autre. Par l’Esprit, nous entrons dans l’intimité de la Trinité. Unis au Fils, nous laissons l’Esprit faire sa demeure en nous, nous devenons des lieux du repos de l’Esprit. « C’est par l’Esprit que nous participons tous à Dieu. »[24] Athanase ne dit pas autre chose que Paul : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? »

La vie dans l’Esprit

Echo de Shafique à Claude

Claude a très bien mis en évidence de nombreuses facettes de la vie dans l’Esprit. Tout d’abord, la présence discrète de l’Esprit dans tous les humains et explicite au sein de l’histoire d’Israël. Ensuite, et de manière centrale, le dynamisme suréminent de l’Esprit à l’œuvre en Jésus de Nazareth. Et finalement, dès la Pentecôte, la présence vivifiante de l’Esprit dans l’Eglise et la vie chrétienne par toutes sortes de ministères et de nouveautés, de témoins et de fruits.

Dans un bel article consacré au Saint-Esprit, Pierre Gisel rappelle son importance pour l’Eglise chrétienne.

« L’Eglise chrétienne est constituée et vit selon une « double entrée » : elle se réfère d’une part à Jésus de Nazareth confessé comme Christ ou Messie, elle renvoie de l’autre à la réalité d’un Saint-Esprit. On en appelle ainsi d’une part à un passé, déterminant, d’autre part à un présent et à une nouveauté, effectuante. Traditionnellement, cette double « entrée » est personnifiée sous les traits de Pierre (le « pouvoir des clés ») et de Paul (irruption du glaive de la Parole et de la liberté de l’Esprit). L’un apparaît institué par Jésus (« sur cette Pierre, je bâtirai mon Eglise » dit Jésus en Matth 16,18), l’autre n’a pas fréquenté Jésus (il n’est pas des douze disciples).  L’iconographie ancienne sanctionne cette dualité, et l’Eglise a significativement réservé le même jour de son calendrier pour les fêtes de Pierre et de Paul (29 juin).»[25]

Alors que le catholicisme a eu tendance à privilégier la présence de l’Esprit par « Pierre » (l’Institué), le protestantisme a souvent valorisé l’action de l’Esprit par « Paul » (la Nouveauté). Seul un équilibre des deux permet d’éviter le double piège d’une répétition stérile des pratiques du passé ou d’une reproduction sans discernement des modes du présent.

Au sein du protestantisme, différentes perceptions de l’Esprit coexistent voire s’affrontent. Elles se situent entre deux grands pôles[26]. D’un côté, la vie de l’Esprit Saint est comprise comme une expérience confessante de la Seigneurie de Jésus dans une vie personnelle renouvelée et une communauté ecclésiale dynamique. De l’autre côté, la vie de l’Esprit Saint est comprise comme une expérience universelle de la présence libératrice de Dieu en tous les humains et une société qui progresse.

Les uns et les autres trouvent des assises scripturaires pour justifier leurs positions. Pour les premiers (l’aile « évangélique » pour faire court), l’action de l’Esprit se manifeste en premier lieu par la confession explicite de Jésus (« nul ne peut dire Jésus est Seigneur si ce n’est par l’Esprit Saint », 1 Corinthiens 12,3). Pour les seconds (l’aile « libérale » pour faire court), l’action de l’Esprit se manifeste en premier lieu par la liberté (« le Seigneur est l’Esprit et là où est l’Esprit du Seigneur là est la liberté » 2 Corinthiens 3,17). Alors que les premiers déchiffrent l’action de l’Esprit là où des vies sont transformées et renouvelées à la suite du Christ explicitement confessé, les seconds discernent aussi l’Esprit là où la liberté, la vérité et la justice progressent parmi des personnes de toute confession ou sans confession. Les uns déchiffrent l’Esprit en premier lieu dans la vie des Eglises, les autres le déchiffrent aussi au sein du monde. Les protestants « évangéliques », par leur ouverture à l’Esprit Saint n’ont cessé de contribuer à réveiller et à réformer la vie de l’Eglise. L’essor fulgurant des Eglises pentecôtistes et des mouvements charismatiques au sein de toutes les Eglises en est un signe dynamique. Les protestants « libéraux », par leur conviction que l’Esprit agit dans le monde, ont contribué à le transformer. A la suite de philosophes marqués par le protestantisme (Rousseau, Kant, Hegel…), le monde contemporain, sans même s’en souvenir, a intégré une perception à la fois personnelle et universelle de l’action de « l’Esprit ».

Peut-être l’antique confession de foi de Nicée-Constantinople peut-il aider les chrétiens d’aujourd’hui à maintenir une perspective à la fois universelle et confessante de l’Esprit Saint.

« Nous croyons en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et donne la vie, qui procède du Père, qui avec le Père et le Fils est adoré et glorifié, qui a parlé par les prophètes. »

L’Esprit Saint procède du Père et prépare la place pour le Fils. Par son action universelle, l’Esprit donne la vie à chacun (cf. Psaume 104, 27-30), agit librement dans le monde et conduit de mille manières au Christ.

Le Fils est envoyé du Père et envoie l’Esprit (cf. Jean 16,7 et 20,22). Par son action incorporative, l’Esprit rassemble des hommes et des femmes de toutes les nations en un seul Corps dont le Christ est la Tête.

Il est important de se souvenir que l’Esprit est souverainement libre et souffle où il veut (cf. Jean 3,8). Il se manifeste autant par des inspirations que des aspirations (« l’Esprit et l’épouse disent : Viens ! » Apocalypse 22,17), des pacifications que des gémissements (cf. Romains 8, 22s). Et cette liberté souveraine, à l’image de celle du Christ, est garante de la nôtre, celle d’enfants bien-aimés du Père de qui tout procède et à qui tout retourne.

[10] Dans ce livre écrit par l’évangéliste Luc, on peut constater à plusieurs reprises combien l’Esprit Saint ne cesse d’accompagner l’Eglise en ses premiers pas, dans le monde juif comme dans les cultures païennes.

[11] Cf. la Lettre 120 d’Augustin à Consentius sur croire et comprendre.

[12] Irénée, Contre les hérésies, IV, 20, 1.

[13] Irénée de Lyon (2e s.), La Prédication apostolique, 6.

[14] Clément d’Alexandrie (vers 200), Quel riche peut être sauvé ? 37.

[15] Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue, I, 74, 2. Les Pères dans la foi, Migne 1991, p. 85.

[16] Théophile d’Antioche (2e s.), A Autolycus, I, 7. Souffle et Esprit traduisent le pneuma de la Septante.

[17] Dumitru Staniloae (20e s.), Prière de Jésus et expérience du Saint-Esprit, Desclée de Brouwer 1981, p. 94.

[18] Séraphim de Sarov (1759-1832), Entretien avec Motovilov.

[19] Jean Calvin, Catéchisme de l’Eglise de Genève, 1545, IV. Des sacrements, no 303.

[20] Athanase d’Alexandrie (4e s.), Sur l’Incarnation du Verbe, 8, PG 26, 996 C et passim.

[21] Basile le Grand (4e s.), Traité du Saint-Esprit, 23.

[22] Séraphim de Sarov, op. cit.

[23] Irénée de Lyon, La Prédication apostolique, 57.

[24] Athanase d’Alexandrie, Lettre à Sérapion, 42, PG 26, 585-588.

[25] Pierre Gisel, « Saint-Esprit » in Encyclopédie du protestantisme, Genève/Paris, PUF/Labor et Fides, 2006, p. 1264.

[26] Je m’inspire ici en partie de la suite de l’article de Pierre Gisel, tout en le formulant très différemment.

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